INVESTIR POUR SA RETRAITE

Trois questions à marc pigeon, président de la fédération des promoteurs-constructeurs.

Dans un contexte de niches fiscales revues prochainement, quels conseils prodiguer immédiatement aux investisseurs ?

Marc Pigeon. Compte tenu de l’incertitude du futur montant des retraites, il faut bien évidemment penser à un complément de revenus. Les valeurs mobilières jouent au yoyo avec de grandes amplitudes. La pierre garde toujours sa valeur refuge d’autant que les investisseurs, au travers du dispositif en loi Scellier, obtiennent un gain d’impôt important, tout en contribuant à l’amélioration de la fluidité du marché locatif. Si j’ai envie d’investir, je peux me dire que c’est maintenant avant un éventuel rabotage des niches fiscales envisagées lors de la prochaine loi des Finances (niches qui pourraient être toutes baissées de 10 %). Et mieux encore, je me positionnerais sur des programmes de Bâtiment basse consommation, non seulement pour avoir un impact fiscal plus important, mais aussi pour pouvoir mieux revendre le jour venu, sachant que la différence se fera sur les bâtiments en phase avec les normes d’économies d’énergie.

Le fait que l’acquisition d’un « bien Scellier » est plafonnée à 300 000 €, pour pouvoir bénéficier des 25% de réduction d’impôt, cela représente-t-il un frein à l’investissement ?

M.P. Absolument pas. Aucun investisseur n’est obligé de restreindre son investissement à 300 000 €. Il doit seulement savoir que le gain fiscal de la réduction d’impôt sera contenu dans cette limite. Mais il peut tout à fait choisir un bien à un prix plus élevé. Cela reste un arbitrage pour l’investisseur qui veut soit une plus value à long terme, soit un rendement immédiat s’il est déjà en retraite ou en approche. Mais bien sûr, sur certains biens, l’un n’exclut pas l’autre si l’on se projette dans le temps, dans la mesure où l’investissement est préparé suffisamment avant le départ.

Quelles solutions contre les plafonds de loyers trop élevés ?

M.P. Nous sommes actuellement en discussion avec le secrétariat d’État au Logement et je ne peux en dire plus. Mais l’un des objectifs de la FPC que je défends depuis mon élection, est que l’investisseur puisse participer au développement de l’offre locative sociale.

Posté le 28/07/2010