« LE BESOIN EXISTE », BRUNO CORINTI, PRÉSIDENT DIRECTEUR GÉNÉRAL DU PÔLE IMMOBILIER RÉSIDENTIEL DE NEXITY.

Dans un contexte marqué par le calendrier électoral et les incertitudes liées à l'avenir, nexity réoriente ses priorités et garde le cap en attendant plus de visibilité.

COMMENT SE PORTE LE MARCHÉ DU NEUF ?

Bruno Corinti : Même en retrait par rapport à 2010, l'année 2011 aura été relativement faste pour la profession. Les dispositifs de soutien (Scellier, PTZ...) ont créé des conditions favorables pour notre clientèle. Résultat : nous avons démarré nos programmes avec des taux de précommercialisation très élevés, à plus de 70 %. Le constat pour 2012 est hélas beaucoup moins riant, avec des rythmes qui se sont sensiblement ralentis pour le secteur de l'investissement locatif, tout comme pour celui de la primo-accession. Il convient cependant de distinguer un fort contraste entre le marché de l'Île-de-France, qui résiste plutôt bien au premier trimestre malgré un léger ralentissement, et celui des autres régions qui connaît, par ailleurs, de fortes disparités. Ceux de nos confrères qui ont orienté leur production sur le seul Scellier essuient, pour l'heure, un réel coup de frein.

LES PROMOTEURS SERAIENT DONC SUR UNE MAUVAISE PENTE ?

B. C. : Je ne le pense pas. En attendant que de nouveaux dispositifs d'aide au logement se mettent en place, nous continuons à lancer des programmes mais en étant bien évidemment plus sélectifs sur nos produits. Nous nous orientons davantage sur la primo-accession, qui a toujours constitué une forte partie de notre production chez Nexity (entre 25 et 30 %). Nous travaillons également à contenir nos prix et développons des logements à bas coût pour permettre à nos clients de financer leur achat malgré une hausse des taux et un PTZ+ très sévèrement reconfiguré. Nous sommes aussi très présents sur le marché des résidences gérées, pour étudiants et seniors, qui résiste plutôt bien, surtout en LMNP. Ce système revient d'ailleurs en force depuis le coup de rabot sur le Censi-Bouvard. Mais il est vrai que nous sommes globalement dans une tendance baissière qui risque de s'amplifier à défaut d'une rapide visibilité.

LA PROFESSION AURAIT DONC BESOIN DE DAVANTAGE DE VISIBILITÉ ?

B. C. : Très clairement. Ce que nous redoutons, c'est un trou d'air de huit à dix mois à l'issue des élections. L'inconnu donne naissance au doute et à l'attentisme, qui ne sont pas des facteurs propices à l'investissement sur le long terme. Le besoin existe, c'est une évidence. Il y a un déficit en logements en France accentué par la démographie, et l'on assiste aussi a un nouvel engouement pour la pierre car les placements alternatifs (bourse, assurance vie) inquiètent. Mais le redémarrage de l'immobilier est sous-tendu par les orientations à venir. Y aura-t-il prochainement un relais au dispositif Scellier ? Le PTZ+ sera-t-il revisité en faveur des ménages les plus modestes ? Ce que nous appelons de nos voeux avant tout, c'est un message clair et rapide. Dans quel cadre seront régis l'investissement immobilier et l'acquisition immobilière pour les cinq années à venir, telle est notre question...

RÉSIDENCES SECONDAIRES, LA PAUSE

Le marché des résidences secondaires est celui qui est le plus directement en connexion avec l'état de confiance des ménages. Craintes sur l'avenir et contexte économique fragile expliquent le net ralentissement du marché de la construction depuis plusieurs années. En ce moment, seul le secteur des résidences de tourisme semble résister quelque peu.

COMMENT SE PORTE LE MARCHÉ DU NEUF ?

Bruno Corinti : Même en retrait par rapport à 2010, l'année 2011 aura été relativement faste pour la profession. Les dispositifs de soutien (Scellier, PTZ...) ont créé des conditions favorables pour notre clientèle. Résultat : nous avons démarré nos programmes avec des taux de précommercialisation très élevés, à plus de 70 %. Le constat pour 2012 est hélas beaucoup moins riant, avec des rythmes qui se sont sensiblement ralentis pour le secteur de l'investissement locatif, tout comme pour celui de la primo-accession. Il convient cependant de distinguer un fort contraste entre le marché de l'Île-de-France, qui résiste plutôt bien au premier trimestre malgré un léger ralentissement, et celui des autres régions qui connaît, par ailleurs, de fortes disparités. Ceux de nos confrères qui ont orienté leur production sur le seul Scellier essuient, pour l'heure, un réel coup de frein.

LES PROMOTEURS SERAIENT DONC SUR UNE MAUVAISE PENTE ?

B. C. : Je ne le pense pas. En attendant que de nouveaux dispositifs d'aide au logement se mettent en place, nous continuons à lancer des programmes mais en étant bien évidemment plus sélectifs sur nos produits. Nous nous orientons davantage sur la primo-accession, qui a toujours constitué une forte partie de notre production chez Nexity (entre 25 et 30 %). Nous travaillons également à contenir nos prix et développons des logements à bas coût pour permettre à nos clients de financer leur achat malgré une hausse des taux et un PTZ+ très sévèrement reconfiguré. Nous sommes aussi très présents sur le marché des résidences gérées, pour étudiants et seniors, qui résiste plutôt bien, surtout en LMNP. Ce système revient d'ailleurs en force depuis le coup de rabot sur le Censi-Bouvard. Mais il est vrai que nous sommes globalement dans une tendance baissière qui risque de s'amplifier à défaut d'une rapide visibilité.

LA PROFESSION AURAIT DONC BESOIN DE DAVANTAGE DE VISIBILITÉ ?

B. C. : Très clairement. Ce que nous redoutons, c'est un trou d'air de huit à dix mois à l'issue des élections. L'inconnu donne naissance au doute et à l'attentisme, qui ne sont pas des facteurs propices à l'investissement sur le long terme. Le besoin existe, c'est une évidence. Il y a un déficit en logements en France accentué par la démographie, et l'on assiste aussi a un nouvel engouement pour la pierre car les placements alternatifs (bourse, assurance vie) inquiètent. Mais le redémarrage de l'immobilier est sous-tendu par les orientations à venir. Y aura-t-il prochainement un relais au dispositif Scellier ? Le PTZ+ sera-t-il revisité en faveur des ménages les plus modestes ? Ce que nous appelons de nos voeux avant tout, c'est un message clair et rapide. Dans quel cadre seront régis l'investissement immobilier et l'acquisition immobilière pour les cinq années à venir, telle est notre question...

RÉSIDENCES SECONDAIRES, LA PAUSE

Le marché des résidences secondaires est celui qui est le plus directement en connexion avec l'état de confiance des ménages. Craintes sur l'avenir et contexte économique fragile expliquent le net ralentissement du marché de la construction depuis plusieurs années. En ce moment, seul le secteur des résidences de tourisme semble résister quelque peu.

Posté le 20/01/2012