CONSTRUCTION, TENDANCES ET PRÉVISIONS

Comme prévu, le secteur a connu un début d'année délicat. mais avec des raisons d'espérer.

AU COURS DU PREMIER TRIMESTRE 2012

Au cours du premier trimestre 2012, ces chiffres ont donc été en repli. Sur cette période, le nombre des mises en chantier a baissé de 11 % (94 000 logements) par rapport aux trois premiers mois de 2011. Mais avec près de 123 000 logements autorisés, le nombre de permis de construire est demeuré proche, voire légèrement plus élevé, que celui des trois premiers mois de 2011 (+0,3 %).

LE SECTEUR DU LOGEMENT COLLECTIF

Le secteur du logement collectif est resté dynamique (+8,7 %), tandis que le logement individuel a accusé un certain recul (-8,9 %). Lors des mois suivants, la tendance s'est confirmée. En avril 2012, on a observé 0,7 % de logements autorisés et 1,8 % de logements commencés en moins par rapport à mars 2012. De même en mai 2012, avec respectivement -0,3 % et -1,6 % de permis de construire et de mises en chantier de moins qu'en avril.

LES PROMOTEURS

Aujourd'hui, les promoteurs surveillent de près le volume des ventes de logements neufs. Au premier trimestre 2012, elles ont été inférieures de 14,4 % à celles du premier trimestre 2011. En immeubles collectifs, elles ont baissé de 14,6 % par rapport au premier trimestre 2011 et celles des maisons ont reculé de 12,8 %. Les professionnels l'expliquent par le durcissement des conditions d'accès au PTZ et le coup de rabot appliqué au dispositif Scellier. Mais comme il reste encore quelques mois pour bénéficier de ce dernier, un regain n'est sans doute pas impossible d'ici à la fin de l'année.

LES OPÉRATEURS

Les opérateurs attendent surtout l'annonce de la stratégie du nouveau gouvernement en matière de logement, qui pourrait corriger la donne. Le Premier ministre a déjà confirmé la volonté de bâtir cinq cent mille logements par an, dont cent cinquante mille dans le secteur social qui bénéficierait de la mise à disposition gratuite de terrains publics. Parallèlement, la loi SRU serait durçie, les communes ne respectant pas le taux de 25 % de logements sociaux voyant alors leur amende multipliée par cinq. Enfin, pour les investisseurs, la mise en place d'un nouvel avantage fiscal remplaçant le Scellier n'est pas totalement à exclure.

UN DÉTECTEUR DE FUMÉE OBLIGATOIRE

© Ludovic Le Couster
© Ludovic Le Couster

D'ici à 2015, l'installation d'un détecteur autonome de fumée sera obligatoire dans tous les logements privés, neufs ou anciens. La loi a été adoptée en 2011 et Cécile Duflot, ministre de l'Égalité des territoires et du Logement, s'est récemment engagée à la mettre en oeuvre. L'installation et la maintenance de l'appareil incombent à l'occupant du logement, propriétaire ou non, à l'exception des locations saisonnières, foyers, biens de fonction et locations meublées. L'occupant sera également tenu de fournir une déclaration d'installation à son assureur.

AU COURS DU PREMIER TRIMESTRE 2012

Au cours du premier trimestre 2012, ces chiffres ont donc été en repli. Sur cette période, le nombre des mises en chantier a baissé de 11 % (94 000 logements) par rapport aux trois premiers mois de 2011. Mais avec près de 123 000 logements autorisés, le nombre de permis de construire est demeuré proche, voire légèrement plus élevé, que celui des trois premiers mois de 2011 (+0,3 %).

LE SECTEUR DU LOGEMENT COLLECTIF

Le secteur du logement collectif est resté dynamique (+8,7 %), tandis que le logement individuel a accusé un certain recul (-8,9 %). Lors des mois suivants, la tendance s'est confirmée. En avril 2012, on a observé 0,7 % de logements autorisés et 1,8 % de logements commencés en moins par rapport à mars 2012. De même en mai 2012, avec respectivement -0,3 % et -1,6 % de permis de construire et de mises en chantier de moins qu'en avril.

LES PROMOTEURS

Aujourd'hui, les promoteurs surveillent de près le volume des ventes de logements neufs. Au premier trimestre 2012, elles ont été inférieures de 14,4 % à celles du premier trimestre 2011. En immeubles collectifs, elles ont baissé de 14,6 % par rapport au premier trimestre 2011 et celles des maisons ont reculé de 12,8 %. Les professionnels l'expliquent par le durcissement des conditions d'accès au PTZ et le coup de rabot appliqué au dispositif Scellier. Mais comme il reste encore quelques mois pour bénéficier de ce dernier, un regain n'est sans doute pas impossible d'ici à la fin de l'année.

LES OPÉRATEURS

Les opérateurs attendent surtout l'annonce de la stratégie du nouveau gouvernement en matière de logement, qui pourrait corriger la donne. Le Premier ministre a déjà confirmé la volonté de bâtir cinq cent mille logements par an, dont cent cinquante mille dans le secteur social qui bénéficierait de la mise à disposition gratuite de terrains publics. Parallèlement, la loi SRU serait durçie, les communes ne respectant pas le taux de 25 % de logements sociaux voyant alors leur amende multipliée par cinq. Enfin, pour les investisseurs, la mise en place d'un nouvel avantage fiscal remplaçant le Scellier n'est pas totalement à exclure.

UN DÉTECTEUR DE FUMÉE OBLIGATOIRE

© Ludovic Le Couster
© Ludovic Le Couster

D'ici à 2015, l'installation d'un détecteur autonome de fumée sera obligatoire dans tous les logements privés, neufs ou anciens. La loi a été adoptée en 2011 et Cécile Duflot, ministre de l'Égalité des territoires et du Logement, s'est récemment engagée à la mettre en oeuvre. L'installation et la maintenance de l'appareil incombent à l'occupant du logement, propriétaire ou non, à l'exception des locations saisonnières, foyers, biens de fonction et locations meublées. L'occupant sera également tenu de fournir une déclaration d'installation à son assureur.

Posté le 20/01/2012