GRAND OUEST, VOGUER SUR LE DUFLOT

Investir dans les villes de l'ouest reste une valeur sûre grâce à une offre qualitative, sur des emplacements choisis.

NOUS MILITONS POUR QUE CERTAINES ZONES B2 SOIENT ÉLIGIBLES AU DISPOSITIF DUFLOT.

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Les aires urbaines du Grand Ouest ne sont pas épargnées par le repli national mais résistent mieux que d'autres secteurs. Aujourd'hui, on a la chance de repartir sur des zones B2 avec la loi Duflot. Tout le monde gagne à promouvoir les ventes auprès des investisseurs, car ils assurent la faisabilité d'un programme. Ceci d'autant plus que les pouvoirs publics affichent une ambition forte de construction d'habitats. L'objectif principal pour 2013 est d'arriver à jouer sur les prix de vente, malgré les normes imposées. Il s'agit, dans une logique de rentabilité pour les investisseurs, de proposer des produits Duflot dont le coût soit en adéquation avec les loyers demandés. J'ai l'exemple de logements tout à fait dans la cible de cette loi, en première couronne nantaise à Sautron, proposés à 3 200 euros/m² en dessous du prix de marché. Un autre axe de développement est celui des résidences de services, qui enregistrent une forte demande.

Christophe Hervy
Directeur général de Lamotte et président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) Pays de Loire

À SAINT-MALO, DES PROGRAMMES DE RÉNOVATION URBAINE OFFRENT DES PRODUITS PLUS ACCESSIBLES AUX PRIMO-ACCÉDANTS.

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Les contrats de réservation signés en Bretagne en 2012 sont en baisse de 28 % par rapport à 2011, avec des différences patentes par secteur, liées au classement des communes en B1 ou B2. Il est à noter qu'en 2012, l'ancien dispositif Scellier imposait à la zone B2 un plafond de prix fixé à 2 100 euros/m², alors que les prix du marché sont eux, compris entre 2 600 et 3 300 euros/m². Les villes comme Quimper, Brest, Vannes ou Lorient, classées en B2, ont accusé une baisse bien plus importante par rapport à la moyenne régionale du fait du retrait de nombreux investisseurs. Pour 2013, nous espérons que l'agrément sera délivré rapidement par le préfet sur ces villes moyennes, où il existe un vrai marché, afin de les rendre éligibles au dispositif Duflot au-delà de la période transitoire prévue jusqu'au 30 juin. Pour les communes B1, Rennes, Rennes Métropole, Saint-Malo et Dinard, nous espérons un maintien du volume des ventes. À noter que depuis un an, sur Saint-Malo, certains opérateurs se sont positionnés sur des programmes de rénovation urbaine qui permettent de proposer des produits plus accessibles, ce qui est un bon point pour les primo-accédants.

Véronique Bléas-Moncorps
Présidente régionale de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) bretonne et présidente du groupe Sacib

Posté le 20/01/2012