ÎLE DE FRANCE, L'ÉCO QUARTIER PORTES D'ORLY DÉCOLLE

LES OPÉRATEURS DÉSIGNÉS, LES TRAVAUX VONT BIENTÔT COMMENCER POUR UNE LIVRAISON PRÉVUE COURANT 2015.

L'Établissement public d'aménagement Orly Rungis-Seine Amont (Epa Orsa) et la ville de Chevilly-Larue (Val-de-Marne) ont choisi les deux opérateurs qui vont intervenir sur l'écoquartier Les Portes d'Orly. Eiffage Immobilier et le groupement Nexity-Pégase seront chargés de construire près de 80 000 m² de logements, bureaux et commerces sur deux Zac déjà créées au sud de Paris : Anatole France, à dominante résidentielle sur six hectares, et Triangle des Meuniers, plus orientée tertiaire sur quatre hectares et demi. Labellisé par l'État et reconnu par la Région, le tout donnera naissance à « un quartier mixte, à la fois cité-jardin pour l'habitation, pôle tertiaire pour l'emploi et centre urbain animé de commerces et services de proximité ».
Stratégiquement situé à l'orée du secteur Orly-Rungis, premier pôle économique du sud francilien avec quelque 63 000 emplois et 4 000 entreprises, le site est actuellement occupé par d'anciens logements sociaux, un foyer de jeunes travailleurs, des pavillons, une fonderie désaffectée, des entrepôts et des casses automobiles. Mais il bénéficie déjà d'une belle desserte avec l'échangeur A86/RD7, tout près des autoroutes A6, A106 et A10. Sans oublier l'arrivée, cette année, de la ligne T7 du tramway puis celle 14 du métro.
Les bâtiments vont disparaître au profit de 42 % de logements, 52 % de bureaux et 6 % de commerces, hôtellerie et équipements. À la place des 660 habitations actuelles, vétustes pour la plupart, plus de 1 300 logements neufs (415 en accession, 245 en locatif social, 50 en locatif privé, 450 pour jeunes travailleurs 75 pour personnes âgées et 80 pour étudiants) vont au total voir le jour.

DOCKS EN STOCK À SAINT-OUEN

© Sequano Aménagement
© Sequano Aménagement

Sur cent hectares, les Docks de Saint-Ouen verront la création de quelque 878 000 m² de surfaces nouvelles réparties en 4 000 logements, dont 40 % sociaux, 311 000 m² de bureaux et d'activités économiques, 66 000 m² de commerces et activités en pied d'immeubles (TPE, PME, services, équipements, bureaux...), 19 000 m² d'équipements publics, 52 000 m² d'équipements collectifs et un parc paysager de douze hectares en bord de Seine. La première phase opérationnelle a été lancée avec, pour objectifs, de livrer le parc urbain fin 2013, de mettre en chantier 1 500 à 1 800 logements et 50 000 m² de bureaux d'ici à 2014 et de créer, dans le même temps, les premiers équipements publics (école énergie zéro, gymnase, crèche), un pôle de commerces de proximité et les espaces publics. Le tout à prix raisonnables puisque la mairie a imposé de ne pas dépasser les 5 000 euros/m².

SURESNES SE MET AU VERT

L'îlot Sisley, le nouvel écoquartier de Suresnes, a été inauguré le 16 février en présence de Christian Dupuy, maire de Suresnes et vice-président du Conseil général des Hauts-de-Seine, et Patrick Devedjian, député et président du Conseil général des Hauts-de-Seine. Il aura fallu pas moins de trente-trois mois de travaux pour aboutir à la réalisation de ce nouveau quartier vert de 3,2 hectares, prenant place dans l'ancienne Zac de Rivière Seine. Avec 40 000 m² de bureaux et six cents logements neufs, dont cent soixante dix-huit en accession sociale, l'îlot Sisley symbolise les ambitions de la ville en matière de mixité sociale et de développement durable. Mille cinq cents nouveaux habitants bénéficieront ainsi des derniers équipements en matière d'écologie : toitures végétales, conteneurs à ordures intégrés, système de récupération des eaux par infiltration naturelle, etc.

PARIS VEUT DISSOCIER BÂTI ET FONCIER

© Ludovic Le Couster
© Ludovic Le Couster

Ce voeu vient d'être voté par le Conseil de Paris, mais la Ville est bien déterminée à défendre auprès de la ministre du Logement, Cécile Duflot, « la création, dans le futur projet de loi Logement, d'un dispositif sécurisé et anti-spéculatif de dissociation du foncier et du bâti ». Dans un marché immobilier parisien des plus tendus, l'objectif est aussi et surtout celui de favoriser l'accession à la propriété à une population élargie de ménages, grâce à des coûts attractifs car hors foncier. En clair, il s'agirait de « sortir le prix du foncier du prix des logements », une pratique inspirée des modèles norvégiens ou néerlandais et où l'acquéreur ne devient propriétaire que du logement, et pas du terrain. Celui-ci est, dans ce cas, consenti par l'État, les collectivités locales (dont la Ville de Paris) ou les établissements publics sous forme de bail emphytéotique (quatre vingt dix-neuf ans). À noter que ce contrat de très longue durée est soumis à des conditions de ressources pour le propriétaire-occupant et de plafonnement des loyers pour l'investisseur. Si ce dispositif est adopté dans le cadre de la grande loi sur le logement et l'urbanisme, attendue vers la fin du premier semestre, demande a été faite à la mairie de Paris de « réserver un terrain de la Ville pour expérimenter cette disposition dès qu'elle sera juridiquement viable ».

Posté le 20/01/2012