ÎLE DE FRANCE, LE NOUVEAU GRAND PARIS SUR L'AVENIR

Développer l'offre de logements à prix accessibles, améliorer la qualité de vie des franciliens, construire la ville durable... le grand Paris se veut avant tout compétitif et solidaire.

La problématique du logement est un sujet phare et l'un des principaux enjeux du Grand Paris. Totalement remis à plat par Jean-Marc Ayrault, ce vaste projet ambitionne de transformer à l'horizon 2030 la région parisienne - qui représente 30 % de la richesse nationale - pour lui permettre de se hisser au rang des grandes métropoles mondiales, compétitive et solidaire à tous points de vue. Bien au-delà du plan de développement colossal du réseau de transports et autre supermétro censés faciliter les déplacements de banlieue à banlieue, le Grand Paris est aussi et, surtout, celui du logement.
Présentée par le premier Ministre le 6 mars dernier à l'université de Marne-la-Vallée, la version définitive du projet fait la part belle au logement, à la solidarité et au dévelopement durable en vue de répondre aux besoins des Franciliens et d'améliorer leur cadre de vie, « Parce qu'il n'est pas acceptable qu'en Île-de-France, gagner le Smic puisse conduire à dormir dans sa voiture », rappelle Jean-Marc Ayrault. Premier objectif : faire passer la construction de logements annuel de 40 000 à 70 000, soit près de 1,5 million unités supplémentaires d'ici 2030.
Pour optimiser ces aménagements, un nouveau mode de gouvernance sera mis en place dès 2016 avec la création de « Métropole de Paris », chargée notamment de délivrer les permis de construire. Les nouveaux programmes prendront place majoritairement sur les territoires situés aux abords des futures gares du Nouveau Grand Paris, toujours dans la volonté d'améliorer le cadre de vie des Franciliens en rapprochant lieux de vie et lieux de travail. Et la solidarité étant de mise, il faut construire plus, mais en veillant à développer une offre de logements à prix accessibles, compte tenu également de la flambée des loyers et des prix de l'immobilier, qui ont empêché ces dernières années nombre de ménages de se loger dans des conditions satisfaisantes, voire acceptables...

Zac de Mantes, université, le gai savoir.

© Cushman et Wakefield
© Cushman et Wakefield

Une nouvelle vague de deux cent cinquante logements signés par l'agence Devilliers et Soa Architectes va bientôt investir les bureaux de vente de Mantes-Université. Prévus au deuxième trimestre 2013, ces habitats supplémentaires viennent se greffer à un ambitieux programme mixte et qualitatif développé sur un parc urbain de 1,5 hectare par les villes de Mantes-la-Ville, Buchelay et Mantes- la-Jolie. Le nouveau quartier offrira ainsi un bâti de 250 000 m² accueillant équipements publics et zones d'activités, 1 200 logements, dont 20 % sociaux, une école nationale de musique, un campus universitaire, des bureaux, des commerces en pied d'immeubles, une crèche... Sans oublier l'emblématique Halle en Ville, le nouveau centre commercial qui verra le jour en lieu et place des anciennes usines Sulzer. À noter enfin qu'un pôle aquatique accueillant la plus grande piscine des Yvelines est déjà ouvert au public depuis septembre 2012.

Paris, une énergie très positive.

La capitale tient enfin son premier HLM à énergie positive, conçu par l'agence Baudouin Bergeron Architectes pour la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP). Inauguré le 25 février dernier, le désormais célèbre « 7 rue Guénot » (11e arrondissement), produit autant d'énergie qu'il n'en consomme, voire plus, à tout le moins pour les postes chauffage, éclairage, eau chaude sanitaire, ventilation, etc. Ce bâtiment social de dix-sept logements sur cinq étages accueille 127 m² de panneaux solaires en toiture, produisant 33 kWh/m² pour une consommation de 32,6 kWh/m². Mais aussi, celle des capteurs solaires thermiques assurant 45 % de la production d'eau chaude. Un bien bel exemple dont le budget se monte à 3,1 millions d'euros, soit le coût pour la construction d'un HLM classique à Paris... De quoi réfléchir plus positivement et énergiquement à la prolifération de ce type de projets !

La déferlante des écoquartiers en Île-de-France.

© Ville de Saint-Denis - Philippon - Kalt architectes
© Ville de Saint-Denis - Philippon - Kalt architectes

Associer développement durable et empreinte écologique pour offrir à ses habitants une qualité de vie remarquable. La fièvre semble avoir gagné l'Île-de-France, désireuse de relustrer son image au point de multiplier le développement des écoquartiers partout dans la région. En Seine-et-Marne, trois programmes verts sont déjà en cours de réalisation, en partenariat avec Epamarne, à Montévrain, Bussy-Saint-Georges et Meaux. Les Yvelines ne sont pas en reste avec deux écoquartiers majeurs dont La Boucle de Chanteloup, avec 3 000 logements à vocation mixte, qui s'inscrit sur le territoire de quatre communes : Triel-sur-Seine, Andrésy, Chanteloup-les-Vignes et Carrières-sous-Poissy. Mais aussi les Hautes Garennes, associé aux villes de Mantes-la-Jolie et de Rosny-sur-Seine. En Seine-Saint-Denis, le fluvial de l'Île-Saint-Denis s'installera sur vingt-deux hectares à la place des anciens entrepôts du Printemps. Le coup d'envoi de la première phase de construction a été donné en février et concerne la construction de logements, commerces, bureaux, mais aussi d'une résidence étudiante, d'un pôle nautique et, cerise sur le gâteau, d'une cité des arts. Enfin, dans le Val-d'Oise, le début de l'année est également marqué par la mise en chantier de l'écoquartier Louvres-Puiseux, avec près de 3 300 logements dont 30 % sociaux, à la clé. Les premières livraisons devraient intervenir d'ici 2015.

Posté le 20/01/2012