L'ENVOL DU BBC

Le label bbc n'a pas attendu de devenir la norme de toute nouvelle construction pour rencontrer son public.

LE PROGRAMME MIS EN PLACE PAR LES POUVOIRS PUBLICS EN 2007

Avant même cette échéance, le programme mis en place par les pouvoirs publics en 2007 pour favoriser les économies d'énergie et lutter contre le réchauffement de la planète, a déjà rencontré son public. Entre 2009 et 2012, le nombre mensuel de demandes de labellisation de logements individuels a explosé : de 240 demandes en 2009, à 3 014 pour le seul premier trimestre 2012. De son côté, le secteur collectif voit les demandes mensuelles passer de 1 090 en 2009, à 19 820 au premier trimestre de l'année en cours.
Entre 2007 et le 30 juin 2012*, 59 240 logements neufs ont ainsi reçu le label BBC, 39 363 en collectif et 19 877 en logements individuels. Cinq départements se trouvent dans le peloton de tête sur cette période : le Rhône (avec 3 261 biens concernés), la Gironde (3 140), l'Ille-et-Vilaine (2 786), la Loire Atlantique (2 614) et le Nord (2 387). En région parisienne, c'est Paris qui totalise le plus de logements BBC (1 599), talonné par la Seine-Saint-Denis (1 585), tandis que les huit départements d'Île-de-France représentent 13,91 % du total des logements estampillés BBC.

COMMENT EXPLIQUER CET ENGOUEMENT ?

Mais comment expliquer cet engouement alors que le surcoût lié à la construction BBC pourrait décourager de nombreux acheteurs ? Outre l'assurance d'un allégement sensible de la facture énergétique, le label permettait jusqu'alors des crédits d'impôt réalisables sur les équipements d'économie d'énergie. Au fil du temps, le label BBC est aussi devenu le sésame d'un certain nombre de dispositifs financiers. Dans le cadre d'un PTZ+, par exemple, les primoaccédants obtiennent un prêt plus avantageux en fonction de la performance énergétique du bien. Plus encore, dans le secteur de l'investissement locatif, la norme BBC est devenue le standard pour profiter des avantages fiscaux, ceux de la loi Scellier par exemple. Enfin, facteur non négligeable, ce label est devenu une réelle garantie pour la revente du bien.

DU BBC AU BEPOS

© david5962 / Fotolia / Shutterstock
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Jusqu'ici, la réglementation thermique prévoyait une amélioration de la performance énergétique des bâtiments de 15 à 20 % tous les cinq ans. La RT 2012 change la donne en posant l'habitat basse consommation (BBC) comme référence. Bénéfice attendu : 150 milliards de kWh et jusqu'à 35 millions de tonnes de CO2 d'économies d'ici à 2020. À cette date, se généraliseront les bâtiments autonomes en énergie, c'est-à-dire produisant la totalité de l'énergie dont ils ont besoin pour leur fonctionnement. Puis viendra l'ère des bâtiments à énergie positive (Bepos), qui produisent plus d'énergie (électricité, chaleur) qu'ils n'en consomment.

Posté le 20/01/2012