LE BÂTIMENT VERT TIENT SES PROMESSES

Les conclusions d'une étude menée par cerqual* montrent que les biens « verts » se vendent plus vite et plus cher.

LA VALEUR VERTE, QUÉSACO ?

Selon l'organisme certificateur, il s'agit de la plus-value financière générée par un bien immobilier durable, respectant l'environnement et économe en énergie. La valeur verte d'un logement repose donc sur la qualité environnementale intrinsèque du bâtiment, mais aussi sur sa bonne exploitation par le bailleur et sur le comportement écologique de l'occupant. Aujourd'hui, l'évaluation de la qualité environnementale des bâtiments s'appuie sur des outils objectifs comme les certifications énergétiques et environnementales (NF démarche HQE, Habitat et environnement...) et les diagnostics de performance énergétique (DPE).
Les immeubles bien situés, bien desservis et éco-performants vont donc avoir une valeur plus élevée sur le marché. L'étude Cerqual nous apprend en effet que les appartements éco-certifiés de type BBC gagnent entre 3 et 9 % de plusvalues par rapport aux logements non labellisés, et les maisons neuves écologiques de 7 à 18 % en plus. Un avantage qui atteint même 30 % en moyenne pour une maison durable existante.
L'atout de la valeur verte touche aussi la valeur locative du bien écologique : + 6 % estime l'étude. Autre conséquence positive des écologements : les transactions sont plus rapides. L'organisme certificateur montre ainsi que la valeur verte se traduit bien par un intérêt financier et patrimonial. Elle devrait donc progresser en France et, à terme, entraîner un bouleversement de la définition et de l'échelle des prix de l'immobilier.
Mais, avant cela, le concept devra être mieux défini et harmonisé, en plus d'être davantage porté par les habitants. Antoine Desbarrières, le président de Cerqual, estime à ce titre que la performance énergétique ne doit pas être le seul élément à prendre en compte dans la valeur verte. Un concept encore à inventer.

* L'organisme certificateur Cerqual, du Groupe Qualitel, a réalisé cette enquête entre avril et novembre 2011, conjointement avec le sociologue Gérard Mermet.

LE NOUVEAU VISAGE DU PTZ+

Le PTZ+, destiné à financer l'acquisition ou la construction d'une résidence principale en première accession, a été remanié. La quotité du prêt a été revue et la loi instaure aussi de nouvelles conditions d'éligibilité. Le PTZ+ est désormais octroyé sous conditions de ressources en fonction de zones géographiques fixées par décret, et il ne peut dépasser 43 500 euros. En 2013, les logements devront satisfaire des conditions de performance énergétique.

Posté le 20/01/2012