MÉDITERRANÉE, L'ÂGE DE RAISON

Deux promoteurs livrent leurs bonnes résolutions pour se maintenir sur un marché resserré. en quête de visibilité, ils appelent à une maîtrise des coûts.

LE SEGMENT S'EST RÉTRÉCI. SUR UN MARCHÉ TRÈS CONCURRENTIEL, IL FAUT SE DÉMARQUER.

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Le marché s'est contracté, nous sommes en fin de cycle : l'emballement du Scellier est terminé, il y a moins d'appétence sur ce type de produit, même si le Duflot est intéressant. On va revenir sur un marché plus raisonnable où les investisseurs se positionneront en étudiant bien le projet. Il subsiste un réel besoin de logement et le désir d'être propriétaire. Notre jeune société dresse un bilan positif de 2012. Nous essayons de nous développer sur des marchés peu encombrés, en nous démarquant par des prestations haut de gamme, pour de la résidence principale ou secondaire. Des produits sont proposés à 5 000 euros/m². Aujourd'hui, le point principal pour nous est d'aborder des projets sur des sites avec peu de concurrence, tout en restant pertinent sur l'emplacement. À Valbonne, par exemple, où aucun produit neuf n'est proposé, nous lançons une dizaine de villas. Nous ambitionnons de revenir aux bases du marché, donc au logement, en proposant qualité de site et de prestations.

Gilles Grandjean
Président de Rivaprim

NOUS DEVONS TOUS, ARCHITECTES, PROMOTEURS... TRAVAILLER À FAIRE BAISSER LE PRIX DE LA CONSTRUCTION.

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Le partenariat public-privé en matière de construction de logement collectif est incontournable pour maintenir des prix cohérents. Nous travaillons avec l'agglomération montpelliéraine en ce sens : l'idéal serait de ne pas excéder 350 euros/m² de SHON. Hormis le coût du foncier, qui est la base, nous espérons que la volonté d'atteindre 30 % de logements sociaux, préconisée par le nouveau PLH, ne se fera pas au détriment de l'habitat intermédiaire. Les classes moyennes ont aujourd'hui, c'est un euphémisme, de plus en plus de mal à accéder à la propriété et les produits sont en inadéquation avec cette clientèle. À la Villa R églisse, par exemple, les biens en accession aidée, à 2 400 euros/m², se sont très bien vendus, tandis que la situation est plus compliquée pour les lots libres, à 3 500 euros/m². Nous attendons aussi que les zones d'éligibilité de la loi Duflot soient clairement définies.

Laurent Romanelli
Directeur de M&A Promotion

Posté le 20/01/2012