EST, S'ADAPTER AUX ACQUÉREURS

Si le marché marque une jolie reprise, c'est aussi parce que les professionnels de la vente de biens neufs ont entendu les demandes des acquéreurs.

Les communes les plus prisées sont celles à l'offre de transports en commun forte.

Comment se porte le marché immobilier ?
Nous vendons toujours mais moins vite qu'avant. Il nous faut être réactifs et attentifs aux demandes des clients que nous rencontrons. Nous intervenons à Strasbourg, Dijon et Besançon, plutôt sur des biens en centre-ville, là où existe le marché locatif. Dans ces grandes villes, les investisseurs constituent environ 65 % de nos acquéreurs. Dans les petites communes, nous retrouvons une parité avec les accédants à la propriété. Quant aux primo-accédants, ils sont surtout présents dans des secteurs bénéficiant d'une TVA à 5,5 %.

Quelles sont les attentes des acquéreurs ?
Devenir propriétaires d'un logement bien conçu et économe en charges et en énergie. Le problème est qu'il n'y a peut-être pas assez d'aide à destination des primo-accédants. Leur budget d'achat moyen est de 160 000 euros pour un T3. Les communes les plus prisées sont celles à l'offre de transports en commun forte, à l'image de Schiltigheim ou Ostwald.

Francis Meppiel
Président et fondateur d'Edifipierre
Edifipierre
www.edifipierre.fr



L'axe Mulhouse-Bâle est une zone frontalière très demandée par les acheteurs en logements neufs.

Pourquoi acheter une maison neuve ?
Pour être sûr d'avoir ce que l'on veut, avec des frais de notaires réduits. Sans compter que dans le secteur, le prix du marché ancien est très élevé. Nous proposons des maisons dans les Haut-Rhin et le Bas-Rhin, jusqu'au sud de Strasbourg ainsi que sur l'axe Mulhouse-Bâle, une zone frontalière toujours très demandée, dans laquelle nous construisons des biens de 250 000 à 300 000 euros, foncier compris.

Quid des nouvelles normes thermiques ?
Il est indéniable que ces normes ont apporté une qualité supérieure aux constructions. Et même si, au final, elles permettent de générer des économies d'énergie, elles amènent un surcoût qu'il faut absorber pour les clients. Celui-ci pouvant peser entre 15 000 et 25 000 euros, il nous a coupé des plus petits budgets, c'est-à-dire les primo-accédants. Aujourd'hui, ils constituent 50 % de notre clientèle, peu à peu remplacés par des secundo-accédants.

Michel Rietsch
Gérant de Maisons Arlogis
Maisons Arlogis
www.arlogis.com


Posté le 01/04/2014