EST, PARCOURS RÉSIDENTIELS

Le neuf attire désormais plus d'acquéreurs que d'investisseurs. Une tendance qui induit des évolutions dans les constructions.

En zone périurbaine, les acquéreurs souhaitent des résidences plus petites.

Comment se porte le marché immobilier de votre secteur ?
Depuis le printemps 2013, nous constatons un retour massif des acquéreurs en quête d'un bien à destination d'habitation principale. Il s'agit de couples et de célibataires souhaitant débuter leurs parcours résidentiels et se mettre à l'abri en termes de logements quels que soient leurs parcours de vie à l'avenir.
Avez-vous remarqué des évolutions majeures dans les demandes ?
Les gens recherchent la proximité des transports en commun et des centres urbains avec leur ensemble de services et commodités. En zone urbaine, les grands ensembles ne choquent pas alors qu'en zone périurbaine, les acquéreurs souhaitent évoluer dans des résidences plus petites, ce qui est rendu possible grâce à un foncier moins onéreux dans ces secteurs. L'essentiel pour nous est de continuellement adapter les produits à chaque marché.

Jacques Jenn
Directeur commercial de Stradim
Stradim
www.stradim.fr



Aujourd'hui, il faut rassurer les acquéreurs et les accompagner dans leurs actes d'achats.

Y a-t-il des secteurs privilégiés ?
Nous travaillons beaucoup dans Réguisheim. Mais la demande est également très concentrée dans le secteur des trois frontières suisse, française et allemande, notamment à Sierentz. Nous y rencontrons des personnes qui travaillent en Suisse avec des budgets qui peuvent flirter avec 350 000, voire 400 000 euros, alors qu'à Réguisheim, la moyenne est estimée à 220 000 euros.
Quelles solutions proposez-vous pour palier les budgets restreints ?
Nous avons constaté qu'avec la RT 2012, nous n'arrivions plus à offrir des possibilités de constructions classiques aux primo-accédants. Nous nous sommes donc tournés vers une gamme de maisons à ossature bois, Natilia, proposées dans un budget moyen de 120 000 euros hors terrain. Quels que soient leurs choix, il faut de toute façon rassurer les acquéreurs et les accompagner dans leurs actes d'achats.

Marie-José Belzung
Présidente directrice générale de Maison Bégi
Maison Bégi
www.begi-fr.com


Posté le 10/03/2014