GAGNER DE LA PLACE SANS DÉMÉNAGER

Vous êtes à l'étroit dans votre appartement ? Votre famille s'agrandit... Comme nombre de ménages, gagner quelques mètres carrés ne serait pas pour vous déplaire. Voici des pistes à explorer.
Vous aimeriez gagner un peu de place, mais sans changer de logement ? Vous avez sûrement vos raisons. D'autant que les prix de l'immobilier n'engagent guère à déménager. À Paris, il faut compter en moyenne 8 224 euros/m² pour acquérir un appartement, 3 342 euros/m² à Lyon, ou 2 786 euros/m² à Lille*. Heureusement, quitter son logement n'est pas l'unique option pour gagner de l'espace.

Construire une extension ou une véranda.

C'est la première idée qui vient à l'esprit des propriétaires de maisons individuelles. Avant toute chose, rendez-vous en mairie pour connaître les formalités et les règles en vigueur dans votre commune. En ville, une extension de moins de 40 m² nécessite une simple déclaration de travaux. Mais lorsque l'extension a pour conséquence de porter la superficie totale du logement à plus de 170 m², le recours à un architecte et le dépôt d'un permis de construire sont obligatoires.



Aménager les combles.

Le rez-de-chaussée inutilisé ou encore le sous-sol d'un logement sont des formules en vogue. Et pour cause : ces travaux permettent d'augmenter à la fois la surface habitable et la valeur patrimoniale du bien. Mais, attention, toutes les surfaces ne s'y prêtent pas. Un sous-sol, par exemple, doit disposer d'une certaine hauteur sous plafond et d'ouvertures sur l'extérieur pour être considéré comme aménageable par l'administration. Dans ce cas, demandez seulement une autorisation à la copropriété. En revanche, un permis de construire est obligatoire pour la création de surfaces habitables sous les toits qui excèdent 20 m², de même s'il faut percer des fenêtres.



Installer une mezzanine.

Vous fera gagner de l'espace pour moins cher. Mais vous devrez aussi respecter certains critères pour que cet espace soit comptabilisé dans la surface habitable.



Surélever son bien.

C'est une solution plus onéreuse mais qui connaît un réel engouement, notamment grâce à l'arrivée de nouvelles techniques (surélévation en bois, par exemple) qui simplifient sa mise en oeuvre. Quelle que soit la solution que vous étudierez, sachez que le recours à un architecte, même s'il n'est pas toujours obligatoire, est un gage de sérénité pour mener à bien ce type de projets.

*EffiCity.com au 1er janvier 2015.



Travaux dans les règles.

La norme générale.
Les travaux qui modifient l'aspect extérieur d'un bâtiment ou qui augmentent la superficie habitable nécessitent un permis de construire.

Le recours à un architecte est obligatoire pour tout projet d'agrandissement de plus de 20 m² (surface hors oeuvre brute, Shob) lorsque les travaux portent la surface hors oeuvre nette (Shon) à plus de 170 m².

Les précautions fiscales. Si vous augmentez la surface habitable de votre logement, vous devez le déclarer à votre centre des impôts. Taxes d'habitation et foncière sont, en effet, calculées en fonction de la taille du logement. Pensez également à prévenir votre assureur, le cas échéant.

Les aides. Les Caue (Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement) sont installés dans tous les départements. Ils conseillent gratuitement les particuliers, les aident à décrypter les règles d'urbanisme et à monter les dossiers de permis de construire.
www.fncaue.fr


Posté le 23/02/2015