COP 21, DES AVANCÉES MAJEURES

L'accord de Paris conclu à l'issue de la conférence sur le climat confirme les orientations prises par la France en matière de transition énergétique. Le secteur immobilier est directement concerné par la démarche.
 

Réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Telle était l'ambition de la COP 21 (Conferences of the parties), tenue à Paris du 30 novembre au 11 décembre dernier. L'accord conclu à l'issue de cette grande conférence a été salué comme une avancée majeure dans la volonté des États de limiter la hausse des températures - « tendre vers 1,5 °C d'augmentation », dit le texte - et d'atteindre la neutralité des émissions dans la seconde moitié du siècle. L'immobilier a un rôle majeur à jouer dans ce domaine. Depuis la promulgation en août 2015 de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, portée par la ministre de l'Écologie Ségolène Royal, et l'adoption de la Réglementation Thermique 2012 issue du Grenelle de l'Environnement, le secteur est soumis à de fortes exigences de résultats. Efficacité énergétique du bâti, consommation, confort d'été dans les bâtiments non climatisés... : les professionnels sont en première ligne et le surcoût de construction de bâtiments moins énergivores, de l'ordre de 15 à 20 %, est compensé dans le temps par les économies réalisées sur la facture énergétique des logements, moins gourmands, donc moins émetteurs de rejets de CO2.



Dans l'ancien, la loi sur la transition énergétique inclut des dispositions relatives à la rénovation des logements, notamment pour les ménages modestes.

Ceux-ci pourraient bénéficier d'un chèque énergie servant à acquérir par exemple des équipements plus performants. Les propriétaires qui engageront de gros travaux devront aussi améliorer la performance énergétique de leur logement. Enfin, dans les appartements équipés de chauffage collectif, des répartiteurs individuels devront être installés pour mesurer la consommation de chaque ménage.



Les propositions phares de la COP 21.

• Les États s'engagent à renforcer la lutte contre le réchauffement climatique pour contenir l'élévation de la température en dessous de 2 °C et à poursuivre leur action pour la limiter à 1,5 °C.

• Les États s'engagent à établir une contribution nationale listant les objectifs, les efforts consentis et les mesures pour leur réalisation. Ces « plans climat » seront mis à jour tous les cinq ans, avec des ambitions revues chaque fois à la hausse.

• Les pays en développement recevront un soutien accru pour leurs mesures d'adaptation.

• D'ici 2020, le financement climatique devrait atteindre 100 milliards de dollars par an.

• L'accord met en place un mécanisme de transparence, les États s'engageant à fournir des informations sur leurs émissions de gaz à effet de serre.


Posté le 01/02/2016