Marché du neuf, savoir profiter d'éléments favorables à l'achat

L'environnement économique et fiscal porteur n'exclut pas de devoir s'adapter aux marchés. La directrice commerciale et marketing du Groupe Arcade, Caroline Pauchard, nous dit comment elle voit la situation.

Quels éléments de marché peuvent contribuer à une meilleure santé du neuf, en 2016 ?

Caroline Pauchard. En premier lieu, évidemment, la baisse des taux d'emprunt. Elle s'accompagne d'une communication soutenue des institutionnels et des médias, qui contribue à rassurer les acquéreurs, même si les dossiers sont plus difficiles à monter. Second facteur : le PTZ. Plébiscité par notre clientèle de primo-accédants, ce dispositif fait vraiment effet de levier auprès des jeunes ménages. Cela a impulsé nos réservations, au 1er semestre, et contribué à ce que nos programmes soient écoulés en six mois.



Pour vous, la situation est-elle partout la même, en France ?

C. P. Un bon programme est celui qui est adapté à la zone de chalandise et à la typologie de la clientèle ! Sans cela, les délais de vente s'allongent. Pour notre part, nous avons un fort essor dans le Val d'Oise. Sannois, Saint-Ouen l'Aumône, Puiseux-Pontoise, Bessancourt, Coudimanche, Bezons... sont des villes où la demande est portée par la qualité croissante des transports vers Paris. Nous sommes aussi présents en périphérie de Lyon, une couronne porteuse car cette ville devient chère pour les primo-accédants. Nous sommes également à Montpellier, Aix-en-Provence, Marseille et en Corse, une île sur laquelle le besoin de logement est réel et où nous bénéficions du soutien des communes pour l'aménagement de certains fonciers.



Quelles projections faites-vous, pour les douze prochains mois ?

C. P. Je suis plutôt confiante pour la fin 2016 et les programmes prévus. Pour 2017, je reste dans l'expectative, sachant que c'est une année électorale et que le contexte actuel de sécurité est un peu sensible pour les ménages. Je constate ainsi de vrais freins chez les secundo-accédants, qui retardent la mise en vente de leur logement. Mais les besoins sont réels, aussi je reste optimiste.


Posté le 30/01/2017