Les prix restent globalement orientés à la hausse

Paris, Bordeaux ou Lyon sont des exemples de villes où les transactions sont très dynamiques, avec une forte demande qui influence les prix…

On entend à nouveau parler de hausse des prix de l’immobilier depuis quelques mois. En effet, la conjonction de taux d’emprunt toujours très bas et d’une forte demande tire mécaniquement les prix vers le haut dans les zones les plus dynamiques. La demande est alimentée par les primo-accédants et les investisseurs. Les premiers ont compris que c’était le bon moment pour acheter, avant que les taux ne remontent. Les seconds réalisent que la pierre reste un placement très compétitif à mesure que les autres investissements, peu risqués, ne cessent de voir leurs rendements se dégrader. à commencer par l’assurance- vie en euros qui ne rapporte quasiment plus rien…



Accélération

Au niveau national, les prix de l’immobilier ont progressé en moyenne de 2 % en 2016, à la fois dans le neuf et l’ancien. Depuis le début de l’année, cette tendance semble s’accélérer mais concerne en priorité les grandes agglomérations. à Paris, Bordeaux ou Lyon, les prix atteignent actuellement de nouveaux sommets. Cependant, la hausse des prix ne touche pas encore les zones rurales ni même les résidences secondaires, beaucoup moins demandées par les acheteurs.



Lille fait exception

D’après un spécialiste des prix immobiliers, rien que sur les deux premiers mois de l’année, les prix auraient déjà progressé de plus de 2 % à Paris et Nantes, de plus de 4 % à Bordeaux et de de 1,5 % à Marseille et Strasbourg. à Lyon, les prix se stabiliseraient mais affichent un bond supérieur à 5 % sur un an. Parmi les grandes villes, il n’y aurait qu’à Lille que les prix reculent légèrement, ce qui est associé à la mise en oeuvre de l’encadrement des loyers, qui limite les espoirs de rendement des investisseurs.



L’exemple de Paris

Dans la capitale, les notaires estiment que le prix moyen au m² a désormais rejoint et même sensiblement dépassé ses précédents sommets de 2011, autour de 8 500 euros. En région parisienne, la hausse des prix se propage maintenant en cercles concentriques vers les départements de la Petite Couronne et même en Grande Couronne.


Posté le 20/04/2017