La réforme du stationnement booste les achats de parkings

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La place en ville est de plus en plus demandée... et les investisseurs ont tout intérêt à acheter dès maintenant : le baromètre 2018 de l'immobilier de parking révèle une croissance soutenue des prix dans les grandes villes, où la nouvelle politique de stationnement coûte cher aux automobilistes !

 

Dans les quartiers côtés de la capitale, ils peuvent coûter plus de 50 000 euros et offrir de belles possibilités de plus values à la revente. En province, comptez en moyenne 10 000 euros pour un emplacement de parking, un peu plus pour un box fermé. Et les prix continuent à monter. Alors que Paris et Lyon maintiennent leur croissance au rythme de 4 à 5% par an, la périphérie et les autres grandes villes françaises rattrapent leur retard avec une progression des prix allant jusqu’à 19% à Bordeaux entre 2016 et 2017, selon l'édition 2018 du baromètre de l’immobilier de parking publié par MonsieurParking.com,  spécialiste de l’investissement en ce domaine. Et selon les prédictions du site, on peut s'attendre à un rebond des prix cette année : depuis le 1er janvier 2018 est entrée en vigueur la réforme du stationnement payant. Sur la voie publique, il est désormais géré par les mairies, qui peuvent en fixer le tarif et confier sa gestion et sa surveillance à des entreprises privées. En pratique, l’amende pour non-paiement de stationnement, qui coûtait 17 euros, a été remplacée par un "forfait de post-stationnement" (FPS), qui peut aller jusqu'à 60 euros dans certaines villes comme Lyon (50 euros à Paris, 35 euros à Bordeaux ou Strasbourg).

Le FPS fait grimper les prix

Outre cette flambée du prix des FPS qui se substituent aux contraventions, d'autres facteurs contribuent à entretenir une forte tension sur l’immobilier de parking et à nourrir la progression des prix : la construction de parkings publics a quasiment cessé dans les grandes villes, où on supprime aussi de nombreux emplacements de stationnement voirie ; les parkings résidentiels se font rares en centre-ville ; les box se prêtent bien à de nouveaux usages comme le stockage partagé ; et les pratiques de "parking partagé" se développent aussi, pour répondre aux problèmes de stationnement. Par ailleurs, certaines villes moyennes comblent leur retard de prix, tandis qu'à Paris, les prix des parkings en 1ère couronne et 2ème couronne  suivent ceux de l’immobilier d’habitation, qui ne cesse de grimper, dans la perspective des Jeux Olympiques couplée au développement du Grand Paris. Enfin, les mesures d’encadrement des loyers ont également poussé les investisseurs à privilégier ce type d’investissement pour ses faibles contraintes, la liberté de fixation des loyers et la flexibilité des baux offrant notamment des facilités de résiliation des baux.


De nouvelles perspectives de rentabilité

Avec les solutions collaboratives, les détenteurs de places de parking privées – garages, box, places de parking – peuvent facilement louer leurs emplacements lorsqu'ils sont inutilisés, même sur de courtes durées (à partir d’une heure). Le site ParkMatch, par exemple, met gratuitement à la disposition des détenteurs de places un outil d'estimation de la rentabilité de l'emplacement, et leur  propose une fourchette de prix à appliquer selon l’heure, le lieu et la demande. Libre ensuite au loueur de fixer le tarif de location de sa place de parking et ses créneaux de disponibilité.
Certes, les contraintes et le coût de plus en plus élevé du stationnement dans les centres urbains entraînent aussi une diminution du trafic automobile en ville... qui pourrait finalement entraîner à terme une diminution de la demande de places de parking et box. Mais pour l'instant, cette diminution du trafic concerne seulement  les centres-villes (on observe même une augmentation du trafic en périphérie, selon une étude Post-Car Île-de-France) : si vous songez à investir, privilégiez la banlieue ou les arrondissements un peu excentrés !

 

Brigitte Valotto

 

 

Posté le 15/05/2018